Théorie des distorsions cognitives : la personnalisation

Théorie des distorsions cognitives : la personnalisation

Paul  FRANCESCHI

Fontaine du Salario

Lieu-dit Morone

20000 Ajaccio

France

Université de Corse

Résumé Dans un précédent article (Compléments pour une théorie des distorsions cognitives, Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2007), nous avons présenté des éléments destinés à contribuer à une théorie générale des distorsions cognitives. Basés sur la classe de référence, la dualité et le système de taxons, ces éléments ont permis de définir des distorsions cognitives générales (raisonnement dichotomique, disqualification de l’un des pôles, minimisation, maximisation) ainsi que des distorsions cognitives spécifiques (disqualification du positif, abstraction sélective, catastrophisme). En distinguant également entre trois niveaux de raisonnement – la phase d’instanciation, la phase d’interprétation et la phase de généralisation – nous avons également défini deux autres distorsions cognitives : la sur-généralisation et l’étiquetage (Théorie des distorsions cognitives : la sur-généralisation et l’étiquetage, Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2009). Nous étendons ici ce modèle à une autre distorsion cognitive classique : la personnalisation.


Dans [1], nous nous sommes attachés à présenter plusieurs éléments destinés à contribuer à une théorie générale des distorsions cognitives. Ces éléments sont basés sur trois notions fondamentales : la classe de référence, la dualité et le système de taxons. À l’aide de ces trois éléments, nous avons pu définir au sein d’un même cadre conceptuel les distorsions cognitives générales telles que le raisonnement dichotomique, la disqualification de l’un des pôles, la minimisation et la maximisation, ainsi que la requalification dans l’autre pôle et l’omission du neutre. De même, nous avons pu décrire en tant que distorsions cognitives spécifiques : la disqualification du positif, l’abstraction sélective et le catastrophisme. Dans [2], nous avons introduit trois niveaux de raisonnement – la phase d’instanciation, la phase d’interprétation et la phase de généralisation, qui ont permis de définir dans ce même cadre conceptuel, deux autres distorsions cognitives classiques : la sur-généralisation et l’étiquetage. Dans le présent article, nous nous attachons à définir et à situer dans ce cadre conceptuel une autre distorsion cognitive classique : la personnalisation.

La personnalisation constitue une des douze distorsions cognitives classiquement définies : raisonnement émotionnel ; sur-généralisation ; inférence arbitraire ; raisonnement dichotomique ; obligations injustifiées (should statements) ; divination ou lecture mentale ; abstraction sélective ; disqualification du positif ; maximisation/minimisation ; catastrophisme ; personnalisation ; étiquetage [3-4]. La personnalisation est définie habituellement comme le fait d’attribuer indûment à soi-même la cause d’un événement extérieur. Par exemple, voyant une personne qui rit, le patient pense que c’est à cause de son apparence physique. De même, s’agissant d’un événement négatif, le patient s’en rend responsable, de manière injustifiée. Ainsi, si sa compagne a échoué à son examen, le patient estime alors que cela est dû au fait qu’il est déprimé. Dans ce qui suit, nous nous proposons tout d’abord de clarifier la définition de la personnalisation et de la situer dans le contexte de la théorie des distorsions cognitives [1-2]. En second lieu, nous nous attachons à clarifier les relations existant entre la personnalisation et plusieurs notions voisines mentionnées dans la littérature : le biais de personnalisation [5], les idées de référence [6] et le délire de référence [7].

La personnalisation et le sophisme post hoc

Nous nous attacherons tout d’abord à mettre en évidence la structure-même des cas de personnalisation. Considérons ainsi l’exemple précité où le patient voit une personne qui rit et pense que celle-ci rit à cause de son apparence physique. Ceci constitue une instance de personnalisation. Nous pouvons décrire, de manière plus formelle, le raisonnement qui sous-tend une telle instance (dans ce qui suit, le symbole ∴ dénote la conclusion) :

(P11)

en T1 je me promenais

prémisse1

(P12)

en T2 le passant s’est mis à rire

prémisse2

(P13)

en T2 le passant s’est mis à rire parce qu’il a vu qu’en T1 je me promenais

conclusion1

(P14)

en T2 le passant s’est moqué de moi

conclusion2

Le patient met ici en relation un événement interne (« je me promenais ») avec un événement externe (« le passant s’est mis à rire »). Il conclut ainsi que l’événement interne est la cause de l’évènement externe. Dans cette phase, le patient « personnalise » un événement externe, qu’il considère comme causé par un évènement interne, alors que cet événement externe est en réalité dénué de tout rapport avec le patient lui-même. Dans une étape ultérieure (P14), le patient interprète la conclusion précédente (P13) en considérant que le passant s’est moqué de lui.

À ce stade, il convient de s’interroger sur la nature précise de l’erreur de raisonnement commise par le patient. Il apparaît ici que les deux prémisses (P11) et (P12) constituent des faits authentiques et se révèlent donc vraies. En revanche, la conclusion (P13) qui conclut à l’existence d’une relation de causalité entre deux évènements consécutifs E1 (« en T1 je me promenais ») et E2 (« en T2 le passant s’est mis à rire ») n’apparaît pas justifiée. En effet, les deux prémisses ne font qu’établir une relation d’antériorité entre les deux faits consécutifs E1 et E2. Et la conclusion (P13) qui en déduit une relation de causalité se révèle donc trop forte. L’argument apparaît ici invalide et le raisonnement correspondant présente ainsi un caractère fallacieux. L’erreur de raisonnement correspondante, qui conclut à une relation de causalité alors qu’il n’existe qu’une simple relation d’antériorité, est classiquement dénommée sophisme post hoc (post hoc fallacy), d’après la locution latine « Post hoc, ergo propter hoc » (après cela, donc à cause de cela). Il s’agit là d’une erreur de raisonnement très commune, qui se trouve notamment à la base de nombreuses superstitions [8-9].

Dans ce contexte, nous pouvons remarquer que le cas de sophisme post hoc qui vient d’être décrit en tant qu’argument de personnalisation, constitue également un cas d’inférence arbitraire, une autre distorsion cognitive classiquement définie.

Étapes d’instanciation, d’interprétation et de généralisation au niveau des arguments de personnalisation

À ce stade, il apparait utile distinguer entre les niveaux d’arguments qui conduisent à la personnalisation en tant que distorsion cognitive. Ceci conduit à distinguer trois niveaux au sein des arguments de personnalisation, parmi les étapes du raisonnement. Ces dernières correspondent respectivement à trois fonctions différentes : il s’agit des phases successives d’instanciation, d’interprétation et de généralisation. À cette fin, il est utile de présenter l’ensemble du raisonnement qui sous-tend les arguments de personnalisation et qui comporte les trois étapes précitées :

(P11)

en T1 je me promenais

prémisse11

(P12)

en T2 le passant s’est mis à rire

prémisse12

(P13)

en T2 le passant s’est mis à rire parce qu’il a vu qu’en T1 je me promenais

conclusion11

(P14)

en T2 le passant s’est moqué de moi

conclusion12

(P21)

en T3 je feuilletais une revue chez le libraire

prémisse21

(P22)

en T4, le libraire a eu un sourire narquois

prémisse22

(P23)

en T4 le libraire a eu un sourire narquois parce qu’il a vu qu’en T3 je feuilletais une revue

conclusion21

(P24)

en T4, le libraire s’est moqué de moi

conclusion22

(P31)

en T5 je suis entré dans la salle de réunion

prémisse31

(P32)

en T6, mes collègues se sont mis à rire

prémisse32

(P33)

en T6, mes collègues se sont mis à rire parce qu’en T5 je suis entré dans la salle de réunion

conclusion31

(P34)

en T6, mes collègues riaient de moi

conclusion32

(…)

(P105)

les gens se moquent de moi

de (P14)-(P104)

Ici, les instances d’arguments précédents (P11)-(P13), (P21)-(P23), (P31)-(P33), etc. constituent les étapes primaires des arguments de personnalisation, par lesquelles le patient considère qu’un événement le concernant est la cause d’un événement externe. Ce type d’argument correspond à la phase d’instanciation. Ainsi que cela a été mentionné plus haut, un tel argument est fallacieux car il est basé sur le sophisme post hoc. Dans une étape ultérieure dont la fonction est interprétative, et qui a pour but de donner un sens aux conclusions (P13), (P23), (P33), … des instances du type d’argument précédent, le patient interprète cela en concluant que la personne s’est moquée de lui. De telles conclusions (P14), (P24), (P34) apparaissent fondées, si les prémisses (P13), (P23), (P33) sont vraies. Enfin, dans une phase ultérieure de généralisation, le patient énumère un certain nombre d’instances ou d’occasions où il pense que des gens ont ri ou se sont moqués de lui ((P14), (P24), (P34), …) et généralise ensuite à la conclusion (P105) selon laquelle les gens se moquent de lui. Cette dernière phase est de nature inductive, et correspond à une induction énumérative, dont la structure est la suivante :.

(P14)

en T2 le passant s’est moqué de moi

conclusion12

(P24)

en T4, le libraire s’est moqué de moi

conclusion22

(P34)

en T6, mes collègues riaient de moi

conclusion32

(…)

(P105)

les gens se moquent de moi

de (P14)-(P104)

Compte tenu de ce qui précède, nous pouvons désormais donner une définition de la personnalisation. L’analyse qui précède conduit à distinguer trois étapes dans les arguments de personnalisation. Au niveau des arguments de personnalisation primaires (phase d’instanciation), il s’agit de la tendance présentée par un patient à établir une relation de causalité injustifiée entre deux événements, dont l’un est externe et l’autre est interne au patient. Le patient personnalise ainsi, c’est-à-dire met en relation avec lui-même, un événement extérieur, qui s’avère en réalité dépourvu de toute relation de causalité. Le mécanisme qui sous-tend un tel argument consiste ainsi en l’attribution erronée d’une relation de causalité, fondée sur le sophisme post hoc. Au niveau des arguments de personnalisation secondaires (phase d’interprétation), le patient donne un sens à la conclusion précédente en concluant qu’à un moment donné, une personne (ou plusieurs) s’est moquée de lui, a ri de lui, etc. Enfin, au niveau des arguments de personnalisation tertiaires (phase de généralisation), le patient conclut que, d’une manière générale, les gens se moquent de lui.

La personnalisation et le biais de personnalisation

À ce stade, il apparaît utile de distinguer la personnalisation en tant que distorsion cognitive du biais de personnalisation. Celui-ci est défini comme un biais d’attribution (« personalising attributional bias »), par lequel le patient attribue à d’autres personnes plutôt qu’aux circonstances la cause d’un événement négatif [5-10]. Le biais de personnalisation est souvent associé aux délires polythématiques [10-11-12] rencontrés dans la schizophrénie.

Compte tenu de cette définition, les différences entre les deux notions peuvent être résumées ainsi : dans la personnalisation en tant que distorsion cognitive, le patient attribue la cause d’un événement extérieur à un événement qui concerne en propre le patient ; en revanche, dans le biais de personnalisation, le patient attribue la cause d’un événement interne à des personnes extérieures. Ceci permet de mettre en évidence plusieurs différences fondamentales entre les deux notions. Tout d’abord, dans la personnalisation en tant que distorsion cognitive, la « personne » est le patient lui-même, alors que dans le biais de personnalisation, il s’agit de « personnes » extérieures. En second lieu, dans la structure de la personnalisation, un événement interne précède un événement externe ; à l’inverse, dans le schéma du biais de personnalisation, c’est un événement externe qui précède un événement interne. Enfin, dans la personnalisation en tant que distorsion cognitive, l’évènement interne est indifféremment de nature positive, neutre ou négative, alors que dans le biais de personnalisation, l’évènement interne est un évènement de type négatif. Ainsi, il s’avère finalement que les deux notions apparaissent comme fondamentalement distinctes.

La personnalisation et les idées de référence

Il apparaît également utile, dans un souci de clarification, de déterminer également les relations entre la personnalisation, et les idées de référence. De manière préliminaire, il convient de préciser que l’on distingue habituellement entre les idées de référence et les délires de référence ([13] p. 266). Les idées de référence se caractérisent par le fait qu’un patient considère que des événements anodins sont en relation avec lui-même, alors que tel n’est pas le cas en réalité. Par exemple, le patient entend plusieurs personnes rire, et considère, de manière injustifiée, que ces dernières se moquent de lui. Parallèlement, le délire de référence constitue l’un des symptômes fréquemment observés dans la schizophrénie, et conduit le patient à être persuadé que les médias, la télévision, la radio parlent de lui ou émettent des messages le concernant. Plusieurs critères permettent de distinguer les idées de référence des délires de référence. En premier lieu, les idées de référence ont beaucoup moins d’impact sur la vie du patient que les délires de référence. De même, le degré de conviction qui est associé aux idées de référence est nettement moindre que pour les délires de référence. Enfin, les idées de référence (« le voisin s’est moqué de moi ») sont associés à des croyances dont le degré de plausibilité est beaucoup plus fort que celui qui est inhérent aux délires de référence (« les journaux parlent de moi »).

Dans ce contexte, les arguments de personnalisation précités (P11)-(P14), (P21)-(P24), et (P31)-(P34), par lesquels le patient conclut que des personnes se moquent de lui, correspondent tout à fait à la définition des idées de référence. Il apparaît ainsi que la personnalisation, telle que celle-ci a été définie plus haut en tant que distorsion cognitive, s’identifie avec les idées de référence.

La personnalisation et le délire de référence

On distingue traditionnellement au niveau des délires polythématiques rencontrés dans la schizophrénie : le délire de référence, le délire d’influence, le délire de contrôle, le délire de télépathie, le délire de grandeur, et le délire de persécution. Le délire de référence conduit par exemple le patient à croire avec une très forte conviction que les médias, les journaux, la télévision parlent de lui.

Il est utile de décrire ici un mécanisme susceptible de conduire à la construction du délire de référence. Un tel mécanisme apparait fondé sur un raisonnement [14] qui comporte, de même que les instances primaires de personnalisation mentionnées plus haut, un sophisme post hoc :

(DR11)

en T1 je buvais un apéritif

prémisse11

(DR12)

en T2 le présentateur de l’émission a dit : « Il ne faut pas boire ! »

prémisse12

(DR13)

en T2 le présentateur a dit : « Il ne faut pas boire ! » parce qu’en T1 je buvais un apéritif

conclusion11

(DR14)

en T2 le présentateur de la télévision a parlé de moi

conclusion12

Soit également cette seconde instance :

(DR21)

en T3 j’avais du mal à sortir du lit

prémisse21

(DR22)

en T4 l’animateur à la radio a dit : « Il faut être énergique ! »

prémisse22

(DR23)

en T4 l’animateur à la radio a dit : « Il faut être énergique ! » parce qu’en T3 j’avais du mal à sortir du lit

conclusion21

(DR24)

en T4 l’animateur à la radio a parlé de moi

conclusion22

(…)

Au niveau de la phase instantielle (DR11)-(DR13), (DR21)-(DR23), … le patient conclut ici qu’un événement interne est la cause d’un évènement externe. Puis dans une phase interprétative, il interprète les conclusions (DR13), (DR23), … des arguments précédents en considérant que les animateurs ou les présentateurs d’émissions parlent de lui. Finalement, dans une phase de généralisation, de nature inductive, le patient énumère toutes les conclusions (DR14), (DR24), … des arguments secondaires (phase d’interprétation) et généralise :

(DR14)

en T2 , le présentateur de la télévision a parlé de moi

(DR24)

en T4, l’animateur à la radio a parlé de moi

(…)

(DR105)

les médias parlent de moi

conclusion

Il s’avère ainsi que la structure-même du mécanisme qui conduit à la formation des délires de référence ainsi décrit, est identique à celle du raisonnement qui conduit aux idées de référence associés à la personnalisation en tant que distorsion cognitive.

Finalement, il apparaît que les développements qui précèdent permettent de préciser la définition de la personnalisation et de la situer dans le contexte des distorsions cognitives [1-2]. La personnalisation est ainsi susceptible de se manifester au niveau des arguments pathogènes primaires, secondaires ou ternaires, qui correspondent respectivement à des phases d’instanciation, d’interprétation, et de généralisation. Au niveau des arguments pathogènes primaires, correspondant à une fonction d’instanciation, il s’agit d’instances dont les conclusions conduisent le patient à conclure, de manière injustifiée, que certains événements extérieurs sont causés par certaines de ses actions. Au niveau des arguments pathogènes secondaires, qui correspondent à une fonction d’interprétation, la personnalisation revêt la forme d’un raisonnement par lequel le patient interprète la conclusion de l’argument pathogène primaire en concluant par exemple que les gens de moquent de lui. Finalement, au niveau des arguments pathogènes tertiaires, associés à une fonction de généralisation, le patient généralise à partir des conclusions de plusieurs arguments pathogènes secondaires et conclut ainsi que, d’une manière générale, les gens se moquent de lui.

Enfin, il apparaît que la définition précédente de la personnalisation en tant que distorsion cognitive permet de décrire précisément les relations existant entre la personnalisation et des notions voisines telles que le biais de personnalisation, les idées de référence et les délires de référence.


Références

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