Éléments d’un contextualisme dialectique

Paolo_Veronese - DialecticsEléments d’un contextualisme dialectique”: un article paru dans l’ouvrage collectif (pages 581-608) réalisé à l’occasion du 60ème anniversaire de Pascal Engel.

Dans cet article, je m’attache à présenter les éléments d’une doctrine philosophique, qui peut être définie comme un contextualisme dialectique. Je m’efforce tout d’abord de définir les éléments constitutifs de cette doctrine, à travers les dualités et pôles duaux, le principe d’indifférence dialectique et le biais d’uni-polarisation. Je m’attache ensuite à souligner l’intérêt spécifique de cette doctrine au sein d’un domaine particulier de la méta-philosophie : la méthodologie utilisée pour la résolution des paradoxes philosophiques. Je décris enfin une application de cette dernière aux paradoxes suivants : le paradoxe de Hempel, le paradoxe de l’examen-surprise et l’argument de l’Apocalypse.

Une analyse dichotomique du paradoxe de l’examen-surprise

eub-sepUn article paru dans Philosophiques (2005) Volume 32, numéro 2.
Je présente dans cet article un cadre conceptuel nouveau pour résoudre le « paradoxe de l’examen-surprise », en ce sens qu’il réorganise en les adaptant plusieurs éléments de solution décrits dans la littérature. La solution proposée ici repose sur les éléments essentiels suivants : a) une distinction entre analyse moniste et dichotomique du paradoxe ; b) l’introduction d’une définition matricielle, qui sert de support à différentes variations du paradoxe ; c) la distinction entre une définition conjointe et disjointe des cas de surprise et de non-surprise conduisant à deux notions structurellement distinctes de surprise.

Une troisième voie pour l’argument de l’Apocalypse

DA-figureUn article paru en anglais (2009) sous le titre A Third Route to the Doomsday Argument dans le Journal of Philosophical Research vol. 34, pages 263-278 (avec des différences importantes par rapport à la pré-publication).
Dans cet article, je présente une solution pour l’argument de l’Apocalypse, basée sur une troisième voie, par rapport à, d’un côté, l’approche de Carter-Leslie et d’un autre côté, celle de Eckhardt et al. Je m’attache tout d’abord à renforcer les deux modèles en compétition en construisant des variations fortes des modèles originaux, de manière à rendre les deux modèles moins vulnérables à certaines objections. Je décris ensuite une troisième voie pour une solution, qui incorpore des éléments du point de vue de Leslie et de celui d’Eckhardt, et qui correspond plus précisément avec la situation humaine correspondant à l’argument de l’Apocalypse. Je m’attache également à intégrer les élements du problème de la classe de référence au sein de l’analogie bi-polarisée qui en résulte. Ceci conduit finalement à donner une nouvelle formulation de l’argument qui pourrait se révéler plus consensuelle que sa formulation originale.

 

 

Une solution pour le paradoxe de Goodman

goodmanUn article publié dans Dialogue Vol.40, hiver 2001, pages 99-123.
Dans la version classique du paradoxe de Goodman, les conditions dans lesquelles le problème prend place sont ambiguës. Les conditions de l’induction préalablement décrites de manière précise, je définis ensuite un modèle de n-univers, autorisant la distinction, parmi les critères d’un n-univers donné, entre les constantes et les variables. Dans le modèle ainsi défini, je distingue ensuite deux versions du problème, prenant place respectivement: (a) dans un n-univers dont les variables sont la couleur et le temps; (b) dans un n-univers dont les variables sont la couleur, le temps et l’espace. Finalement, je montre que chacune de ces versions admet une résolution spécifique.

 

 

Une solution pour l’argument de l’Apocalypse

doomsdayUn article publié dans the Canadian Journal of Philosophy Volume 28, Juillet 1998, pages 227-46.

Cet article présente une solution pour l’Argument de l’Apocalypse (DA). Je montre tout d’abord qu’il n’existe pas de critère objectif pour le choix en général d’une classe de référence: dans ce cas, le calcul inhérent à DA ne peut pas prendre place. En second lieu, j’envisage le choix particulier d’une classe de référence donnée, ainsi que Leslie le recommande. Mais le caractère arbitraire de la sélection rend légitime de multiples possibilités de choix, soit par extension, soit par restriction: DA peut alors être établi en particulier pour le genre Homo, pour l’espèce Homo sapiens, pour la sous-espèce Homo sapiens sapiens, … , pour une classe définie de manière restreinte correspondant aux humains n’ayant pas connu l’ordinateur, etc. Finalement, il apparaît que DA “fonctionne”, mais sa conclusion se révèle inoffensive.

Situations probabilistes pour n-univers goodmaniens

image22Un article paru (2006) dans le Journal of Philosophical Research, vol. 31, pages 123-141.

Je m’attache à décrire plusieurs application des n-univers à travers différentes situations probabilistes. Je décris tout d’abord comment les n-univers peuvent constituer une extension des espaces de probabilités classiques utilisés en théorie des probabilités. Les espaces de probabilités étendus ainsi définis autorisent une modélisation plus fine de certaines situations probabilistes complexes tout en étant davantage en adéquation avec nos intuitions concernant notre univers physique. J’illustre également la mise en œuvre de l’outil méthodologique que constituent les n-univers à travers deux expériences de pensée décrites par John Leslie. Enfin, je modélise le paradoxe de Goodman à l’aide des n-univers, en montrant également comment ces derniers se révèlent finalement très proches des mondes goodmaniens.

Comment l’urne de Carter et Leslie se déverse dans celle de Hempel

hempelUn article  publié dans the Canadian Journal of Philosophy Vol.29, July 1999, pages 139-56.

Dans cet article, je présente tout d’abord une solution au Problème de Hempel. Je rappelle ensuite la solution à l’Argument de l’Apocalypse décrite dans mon précédent article Une Solution pour l’Argument de l’Apocalypse (Canadian Journal of Philosophy 1998-2) et remarque que les deux solutions sont basées sur un raisonnement similaire. Je montre en troisième lieu que l’Argument de l’Apocalypse peut se réduire au noyau véritable du Problème de Hempel.