Une défense logique du modèle de Maher pour les délires polythématiques

Noahs-Ark-delusionUn article paru dans Philosophiques, automne 2008, vol. 35-2, pages 451–475.

Je décris dans cet article un modèle pour la formation et la maintenance des délires polythématiques rencontrés dans la schizophrénie, en adéquation avec le modèle pour les délires décrit par Brendan Maher. Les délires polythématiques y sont considérés comme les conclusions d’arguments déclenchés par l’apophénie et qui comportent des erreurs de raisonnement très communes, telles que le sophisme post hoc et le bais de confirmation. Je décris tout d’abord la structure du raisonnement qui conduit au délire de référence, de télépathie et d’influence, en distinguant entre les arguments délirants de type primaire, secondaire, tertiaire et quaternaire. Ces quatre niveaux d’arguments correspondent respectivement à une phase de nature instancielle, inductive, interprétative au niveau monothématique et enfin, interprétative au niveau polythématique. Je m’attache ensuite à déterminer de manière précise quelles sont les étapes fallacieuses dans le raisonnement correspondant. J’expose également le rôle de l’apophénie dans l’élaboration des idées délirantes. Enfin, je m’attache à décrire le rôle joué par les hallucinations dans le présent modèle.

 

Théorie des distorsions cognitives : la sur-généralisation et l’étiquetage

Un article paru dans le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2009, 19-4, pages 136-140.

Dans un précédent article (Compléments pour une théorie des distorsions cognitives, Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2007), nous avons présenté des éléments destinés à contribuer à une théorie générale des distorsions cognitives. Basés sur la classe de référence, la dualité et le système de taxons, ces éléments permettent de définir les distorsions cognitives générales ainsi que les distorsions cognitives spécifiques. Ce modèle est étendu ici à la description de deux autres distorsions cognitives classiques : la sur-généralisation et l’étiquetage. La définition de ces deux dernières distorsions cognitives repose sur la distinction préalable entre trois niveaux de raisonnement : les arguments pathogènes primaires, secondaires et ternaires. Cette dernière analyse conduit également à définir deux autres distorsions cognitives qui prennent place au sein de ce schéma : la projection inductive infondée et le biais de confirmation.

 

 

Théorie des distorsions cognitives : la personnalisation

Un article paru dans le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2010, vol. 20-2, pages 51-55.

Dans un précédent article (Compléments pour une théorie des distorsions cognitives, Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2007), nous avons présenté des éléments destinés à contribuer à une théorie générale des distorsions cognitives. Basés sur la classe de référence, la dualité et le système de taxons, ces éléments ont permis de définir des distorsions cognitives générales (raisonnement dichotomique, disqualification de l’un des pôles, minimisation, maximisation) ainsi que des distorsions cognitives spécifiques (disqualification du positif, abstraction sélective, catastrophisme). En distinguant également entre trois niveaux de raisonnement – la phase d’instanciation, la phase d’interprétation et la phase de généralisation – nous avons également défini deux autres distorsions cognitives : la sur-généralisation et l’étiquetage (Théorie des distorsions cognitives : la sur-généralisation et l’étiquetage, Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2009). Nous étendons ici ce modèle à une autre distorsion cognitive classique : la personnalisation.

 

Théorie des distorsions cognitives : application à l’anxiété généralisée

grad-tag4-bw-bakUn article publié dans le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2008, 18, pages 127-131.
Cet article fait suite à la contribution à la théorie générale des distorsions cognitives présentée dans les “Compléments pour une théorie des distorsions cognitives” (Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2007). les éléments qui y sont décrits – la classe de référence, la dualité et le système de taxons – sont appliqués ici à l’anxiété généralisée. Ces éléments permettent, en premier lieu, de décrire les distorsions spécifiques à l’anxiété généralisée, en prolongeant les travaux récents relatifs au rôle joué par les situations incertaines relatives aux événements futurs. En second lieu, ils permettent de définir un type de raisonnement structuré, de nature inductive, qui conduit à la formation et à la maintenance des idées anxieuses.

Compléments pour une théorie des distorsions cognitives

Fig1Pré-publication d’un article paru dans le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2007, 17-2, pp. 84-88.

Cet article se propose de présenter un cadre conceptuel pour les distorsions cognitives, permettant notamment de préciser les relations entre ces dernières. Un tel cadre conceptuel est destiné à s’insérer au sein de la thérapie cognitive. La présente analyse est basée sur les concepts fondamentaux suivants : la classe de référence, la dualité et le système de taxons. À l’aide de ces trois notions, chaque distorsion cognitive peut ensuite être définie. Une distinction est également opérée entre d’une part, les distorsions cognitives générales et d’autre part, les distorsions cognitives spécifiques. Le présent modèle permet de définir au sein d’un même cadre conceptuel les distorsions cognitives générales telles que le raisonnement dichotomique, la disqualification de l’un des pôles, la minimisation et la maximisation. Il permet aussi de décrire en tant que distorsions cognitives spécifiques : la disqualification du positif, l’abstraction sélective et le catastrophisme. En outre, le présent modèle permet de prédire l’existence de deux autres distorsions cognitives générales : l’omission du neutre et la requalification dans l’autre pôle.