Une troisième voie pour l’argument de l’Apocalypse

DA-figureUn article paru en anglais (2009) sous le titre A Third Route to the Doomsday Argument dans le Journal of Philosophical Research vol. 34, pages 263-278 (avec des différences importantes par rapport à la pré-publication).
Dans cet article, je présente une solution pour l’argument de l’Apocalypse, basée sur une troisième voie, par rapport à, d’un côté, l’approche de Carter-Leslie et d’un autre côté, celle de Eckhardt et al. Je m’attache tout d’abord à renforcer les deux modèles en compétition en construisant des variations fortes des modèles originaux, de manière à rendre les deux modèles moins vulnérables à certaines objections. Je décris ensuite une troisième voie pour une solution, qui incorpore des éléments du point de vue de Leslie et de celui d’Eckhardt, et qui correspond plus précisément avec la situation humaine correspondant à l’argument de l’Apocalypse. Je m’attache également à intégrer les élements du problème de la classe de référence au sein de l’analogie bi-polarisée qui en résulte. Ceci conduit finalement à donner une nouvelle formulation de l’argument qui pourrait se révéler plus consensuelle que sa formulation originale.

 

 

Une solution pour l’argument de l’Apocalypse

doomsdayUn article publié dans the Canadian Journal of Philosophy Volume 28, Juillet 1998, pages 227-46.

Cet article présente une solution pour l’Argument de l’Apocalypse (DA). Je montre tout d’abord qu’il n’existe pas de critère objectif pour le choix en général d’une classe de référence: dans ce cas, le calcul inhérent à DA ne peut pas prendre place. En second lieu, j’envisage le choix particulier d’une classe de référence donnée, ainsi que Leslie le recommande. Mais le caractère arbitraire de la sélection rend légitime de multiples possibilités de choix, soit par extension, soit par restriction: DA peut alors être établi en particulier pour le genre Homo, pour l’espèce Homo sapiens, pour la sous-espèce Homo sapiens sapiens, … , pour une classe définie de manière restreinte correspondant aux humains n’ayant pas connu l’ordinateur, etc. Finalement, il apparaît que DA “fonctionne”, mais sa conclusion se révèle inoffensive.

Théorie des distorsions cognitives : la sur-généralisation et l’étiquetage

Un article paru dans le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2009, 19-4, pages 136-140.

Dans un précédent article (Compléments pour une théorie des distorsions cognitives, Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2007), nous avons présenté des éléments destinés à contribuer à une théorie générale des distorsions cognitives. Basés sur la classe de référence, la dualité et le système de taxons, ces éléments permettent de définir les distorsions cognitives générales ainsi que les distorsions cognitives spécifiques. Ce modèle est étendu ici à la description de deux autres distorsions cognitives classiques : la sur-généralisation et l’étiquetage. La définition de ces deux dernières distorsions cognitives repose sur la distinction préalable entre trois niveaux de raisonnement : les arguments pathogènes primaires, secondaires et ternaires. Cette dernière analyse conduit également à définir deux autres distorsions cognitives qui prennent place au sein de ce schéma : la projection inductive infondée et le biais de confirmation.

 

 

Théorie des distorsions cognitives : la personnalisation

Un article paru dans le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2010, vol. 20-2, pages 51-55.

Dans un précédent article (Compléments pour une théorie des distorsions cognitives, Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2007), nous avons présenté des éléments destinés à contribuer à une théorie générale des distorsions cognitives. Basés sur la classe de référence, la dualité et le système de taxons, ces éléments ont permis de définir des distorsions cognitives générales (raisonnement dichotomique, disqualification de l’un des pôles, minimisation, maximisation) ainsi que des distorsions cognitives spécifiques (disqualification du positif, abstraction sélective, catastrophisme). En distinguant également entre trois niveaux de raisonnement – la phase d’instanciation, la phase d’interprétation et la phase de généralisation – nous avons également défini deux autres distorsions cognitives : la sur-généralisation et l’étiquetage (Théorie des distorsions cognitives : la sur-généralisation et l’étiquetage, Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2009). Nous étendons ici ce modèle à une autre distorsion cognitive classique : la personnalisation.

 

Théorie des distorsions cognitives : application à l’anxiété généralisée

grad-tag4-bw-bakUn article publié dans le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2008, 18, pages 127-131.
Cet article fait suite à la contribution à la théorie générale des distorsions cognitives présentée dans les “Compléments pour une théorie des distorsions cognitives” (Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2007). les éléments qui y sont décrits – la classe de référence, la dualité et le système de taxons – sont appliqués ici à l’anxiété généralisée. Ces éléments permettent, en premier lieu, de décrire les distorsions spécifiques à l’anxiété généralisée, en prolongeant les travaux récents relatifs au rôle joué par les situations incertaines relatives aux événements futurs. En second lieu, ils permettent de définir un type de raisonnement structuré, de nature inductive, qui conduit à la formation et à la maintenance des idées anxieuses.

Compléments pour une théorie des distorsions cognitives

Fig1Pré-publication d’un article paru dans le Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 2007, 17-2, pp. 84-88.

Cet article se propose de présenter un cadre conceptuel pour les distorsions cognitives, permettant notamment de préciser les relations entre ces dernières. Un tel cadre conceptuel est destiné à s’insérer au sein de la thérapie cognitive. La présente analyse est basée sur les concepts fondamentaux suivants : la classe de référence, la dualité et le système de taxons. À l’aide de ces trois notions, chaque distorsion cognitive peut ensuite être définie. Une distinction est également opérée entre d’une part, les distorsions cognitives générales et d’autre part, les distorsions cognitives spécifiques. Le présent modèle permet de définir au sein d’un même cadre conceptuel les distorsions cognitives générales telles que le raisonnement dichotomique, la disqualification de l’un des pôles, la minimisation et la maximisation. Il permet aussi de décrire en tant que distorsions cognitives spécifiques : la disqualification du positif, l’abstraction sélective et le catastrophisme. En outre, le présent modèle permet de prédire l’existence de deux autres distorsions cognitives générales : l’omission du neutre et la requalification dans l’autre pôle.

 

Comment l’urne de Carter et Leslie se déverse dans celle de Hempel

hempelUn article  publié dans the Canadian Journal of Philosophy Vol.29, July 1999, pages 139-56.

Dans cet article, je présente tout d’abord une solution au Problème de Hempel. Je rappelle ensuite la solution à l’Argument de l’Apocalypse décrite dans mon précédent article Une Solution pour l’Argument de l’Apocalypse (Canadian Journal of Philosophy 1998-2) et remarque que les deux solutions sont basées sur un raisonnement similaire. Je montre en troisième lieu que l’Argument de l’Apocalypse peut se réduire au noyau véritable du Problème de Hempel.